Le bonum coniugum : essai de définition dans le cadre des procédures matrimoniales
Résumé de l'index
La crise des valeurs de la société actuelle a un impact direct sur la réalité du mariage, tendant à le modeler selon des paramètres culturels qui ne correspondent pas au mariage chrétien. Face aux thèses contractualistes ou phénoménologiques, le changement de perspective annoncé au concile Vatican II et formalisé dans le code de 1983 vers des positions personnalistes, a conduit à un développement et à un approfondissement de l’anthropologie chrétienne en tant que fondement de la capacité matrimoniale. Le bonum coniugum imprègne l’ensemble de la relation conjugale. L’amour réalisé par le don de soi précède, accompagne et culmine dans la vie conjugale. En retenant le principe consensualiste comme origine de l’alliance matrimoniale, la nullité du mariage découle de l’absence du désir réel du bien du conjoint.